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 Fantasia 2000

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Spielberg-Williams
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Date d'inscription : 15/06/2008
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MessageSujet: Fantasia 2000   Mar 14 Déc - 0:19



Un film de Hendel Butoy.
Avec la participation de Ralph Grierson, Kathleen Battle, Steve Martin, Itzhak Perlman, Quincy Jones, Bette Midler, James Earl Jones...
Scénario: Don Hahn, Irene Mecchi et David Reynolds (supervision).
Musique interprétée par l'Orchestre symphonique de Chicago sous la direction de James Levine (sauf L'Apprenti sorcier dirigé par Leopold Stokowski).
Producteur exécutif: Roy Edward Disney.
Prod: Walt Disney Pictures.
Distribution: Buena Vista International.
Genre: Animation.
Origine: EU.
SORTI LE 22 DECEMBRE 1999.


SYNOPSIS:

La suite de "Fantasia" (1941) présentant huit séquences d'animation illustrant de grands morceaux de la musique classique.

BANDE ANNONCE:


SYMPHONIE N°5 DE LUDWIG VAN BEETHOVEN
Réalisé par Pixote Hunt.



Oeuvre majeure de la musique classique et du compositeur, "La Ve de Beethoven" est un des airs classiques intégrés parfaitement à la culture populaire, et ce, bien des décennies avant le film de Disney. La version - ressérée - retenue pour le long-métrage, est interprétée parfaitement par l'orchestre symphonique de Chicago, avec davantages de tons graves que dans la version originale. Et je dois dire que l'ensemble gagne indéniablement en puissance! L'accompagnement visuel se fait d'une façon assez simple: il est évident que la séquence n'est qu'une introduction visant à ne pas projeter tout de suite le spectateur lambda en terre inconnue. L'animation est abstraite et le résultat calqué sur le son, bien entendu. Le passage vaut surtout pour l'interprétation musicale, même si l'accompagnement visuel n'offense pas la musique de Beethoven.

LES PINS DE ROME D'OTTORINO RESPIGHI
Réalisé par Hendel Butoy.



Le second morceau est nettement moins connu du grand public: "Les pins de Rome" de Respighi, lequel a été inspiré par les hauts pins de la Villa Borghese à Rome pour composer cette oeuvre au final épique. Une épopée imagée par Disney à travers cette histoire de baleines qui finissent par s'envolée vers les cieux dans un cortège spectaculaire. Le 2D frôle le 3D, l'émerveillement est total et la séquence est mémorable! La poésie est constante même si le rythme visuel diminue quelque peu au milieu, le dessin étant à cet instant contraint par un accompagnement sonore ne permettant plus d'expérimenter autant de choses. Le mot "rêve" prend cependant ici tout son sens magique!
(Hendel Butoy avait auparavant réalisé "Bernard et Bianca au pays des kangourous").

RAPSODY IN BLUE DE GEORGE GERSHWIN
Réalisé par Eric Goldberg.



Ce fragment de "Fantasia 2000" est sans conteste le meilleur! C'est -osons le dire- un pur chef d'oeuvre! Il est incontestablement à classer au Panthéon des films Disney, à égalité avec les "Silly Symphonies" du début du siècle. Les graphismes sont inspirés du caricaturiste new-yorkais Al Hirschfeld (son oeuvre avait déjà inspiré l'animation du génie d'Aladdin). Le court-métrage suit les destins croisés d'un ouvrier qui se verrait bien en jazzman reconnu, d'un chômeur qui déprime, d'un gentil bonhomme à qui l'imposante compagne mène la vie dure et d'une petite fille d'un milieu aisé qui ne trouve pas de temps rien qu'à elle au milieu d'un agenda de ministre. Le tout au coeur d'un New York trépidant qui prend vie à partir des quelques notes de clarinette ouvrant la symphonie de Gershwin. Le son et l'image ne font qu'un, le moindre plan est parfait, les idées fusent (il y a du Pixar là dedans)... Juste ma-gni-fique! Du très grand art! Pas étonnant de trouver derrière ce petit diamant Eric Goldberg, animateur du Génie dans "Aladdin" (un des meilleurs personnages Disney au passage) , co-réalisateur de "Pocahontas" et ayant travaillé sur bien d'autres productions Disney... Drôle, musicalement intense, visuellement jouissif, scénaristiquement truculent... "Rapsody In Blue" est beau, tout simplement. Le plus bel hommage qui pouvait être rendu à l'oeuvre de Gershwin, compositeur de talent mélangeant classique et jazz avec une virtuosité hors pair ("Porgy and Bess" est l'autre grande oeuvre dudit Monsieur).

CONCERTO POUR PIANO N°2 (Allegro) de DIMITRI CHOSTAKOVITCH
Réalisé par Hendel Butoy.



Pour cette oeuvre, le studio a décidé de prendre comme illustration le conte d'Andersen, "Le petit soldat de plomb". Il en ressort un des courts les plus narratifs de ce "Fantasia" version 2000, avec une histoire bien déterminée et des personnages correspondant au canevas de la grande tradition Disney: le héros, l'héroïne, le méchant (un peu comme le mari, la femme, l'amant dans le vaudeville somme toute). Le dessin est soigné, la superposition son/image impeccable: rien à redire, si ce n'est que ce n'est pas l'épisode le plus mémorable du film, en dépit de ses qualités certaines. Peut-être parce qu'il est coincé entre les deux animés surexités de Goldberg...

LE CARNAVAL DES ANIMAUX (Final) de CAMILLE SAINT-SAËNS
Réalisé par Eric Goldberg.



Goldberg revient à la réalisation avec cette transition vers la 2e partie du film d'à peine 2 minutes. Mais quelle transition! Un flamant rose farceur s'amuse avec un yo-yo et agace quelque peu ses congénères, lesquels n'entendent pas en rester là... Toute la rapidité et la fantaisie du thème de Saint-Saëns sontt parfaitement retranscrites et l'humour ajouté correspond bien à l'ambiance musicale. Beau travail au niveau de l'animation des animaux là encore, une constante chez Disney.

L'APPRENTI SORCIER DE PAUL DUKAS.
Réalisé par James Algar.



Tellement culte, tellement représentatif de l'esprit Disney, tellement archétype de la démarche entreprise par l'oncle Walt à travers le projet Fantasia... que "L'apprenti sorcier" a été repris dans "Fantasia 2000", malgré sa présence dans le premier volet. A l'origine, l'utilisation du personnage de Mickey Mouse venait d'une initiative de Walt Disney visant à réhabiliter le personnage, alors dépassé par les anciens seconds rôles qui dans les années 40 disposaient de leurs propres séries (Donald et consorts). Défi relevé puisque l'on peut affirmer sans trop prendre de risques que "L'apprenti sorcier" a contribué à renforcer le statut d'icône de la souris américaine.
Pour en revenir au dessin animé en lui-même, l'image est désormais indissociable du son et a réussi à imposer une interprétation de l'oeuvre de Dukas en quelque sorte. Un chapitre de l'histoire de l'animation à part entière.

POMP AND CIRCUMSTANCE (Marches 1 à 4) DE SIR EDWARD ELGAR
Réalisé par Francis Glebas.



Marche ultra célèbre du monde anglo-saxon, "Pump and Circumstance" prend ici vie à travers une aventure inédite de Donald Duck se déroulant pendant le Grand Déluge et mettant en scène la célèbre Arche de Noé. Humour et émotion sont réunis dans cette séquence très narrative, tout comme "Le petit soldat de plomb". Le comique de situation est très présent et on frôle souvent le cartoon. Un beau moment d'animation qu'on aurait cependant aimé plus original pour cette oeuvre très connue. Une ambiance plus "british" en plein Londres par exemple aurait par exemple été appropriée...

L'OISEAU DE FEU D'IGOR STRAVINSKI
Réalisé par Gaëtan et Paul Brizzi.



Les frères jumeaux Brizzi, qui avaient déjà travaillé sur "Le trésor de la lampe perdue", "Le bossu de Notre-Dame" ou "Astérix et la surprise de César", s'attaquent ici à l'oeuvre de Stravinski en imaginant à leur façon le conte de l'Oiseau de Feu. Dans un style baroque empruntant parfois à l'animation japonaise, le duo met en scène la mésaventure d'une Nature personnifiée au coeur d'une vallée verdoyante entourant un sombre volcan habité par l'Oiseau de Feu. Réalisé sous la direction de feu Walt Disney Animation France (déjà derrière de nombreux grands classiques comme "Le bossu de Notre-Dame", "Hercule" ou "Tarzan"), le court métrage dégage une puissance incroyable, à la fois visuellement et musicalement. Le trait de crayon est fin, la fluidité de l'animation impeccable (superbe Nature se déployant dans les airs) et la musique épique de Stravinski donne à l'ensemble la magie nécessaire. Une réussite artistique indéniable et une superbe conclusion pour cette suite de "Fantasia" qui ravira toutes les générations!

Le qualificatif de "chef d'oeuvre" est mérité!
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